Planétarium GALILEE

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FacadeGALILEE
Il a été inauguré le samedi 26 janvier 2002.
HallGALILEE
Vue du Hall
GalileeSaintOffice

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Joseph Nicolas Robert-Fleury (Cologne 1797 - Paris 1890), Galilée devant le saint Office au Vatican, 1847, huile sur toile, 196,5 x 308 cm, Paris, Musée du Louvre, et planétarium en construction au 24 avril 2001.

Les architectes sont M.DARONIAN et ALAIN GAYET.108 RUE DE LA FOLIE MERICOURT
75011 PARIS - n°Ordre des architectes : A16355 et A16189.

Pour le hall d'entrée le décor est du scénographe architecte Henri Rouvière : société ARSCENES,
23 rue des Etuves, 34 000 Montpellier (tél. : 04 67 60 50 94, fax : 04 67 60 51 48)

PlaquetteGalilee

 
Galileo Galilei. Physicien et astronome italien (Pise, Italie, 1564 - Arcetri, Italie, 1642 ).



Rares sont les savants qui ont vu autant de littérature leur être consacrée que Galileo Galilei, dit Galilée. Sa notoriété tient essentiellement à ses démêlés avec l'Église et à son retentissant procès. Pourtant, au-delà de paroles légendaires sur la mobilité de la Terre (qu'il n'a vraisemblablement jamais prononcées ), le personnage est avant tout l'un des artisans de la science moderne : c'est Galilée qui a introduit les mathématiques dans le monde de la physique, abandonnant ainsi définitivement les concepts qualitatifs aristotéliciens.


Galilée est né le 15 février 1564 à Pise. Son enfance et son adolescence se déroulent entre Florence et Pise. Son père, musicien original et assez célèbre, auteur d'un Dialogue sur la musique ancienne et moderne, s'intéressait à la renaissance des formes musicales héritées du classicisme grec. Après avoir commencé en 1581 des études de médecine à l'université de Pise, Galilée se consacre à l'étude des mathématiques et de la philosophie ; en 1585, il quitte l'université, sans diplôme.


La science à la fin du XVIe siècle


L'université qui sert de cadre aux années de formation du jeune Galilée fonctionne sur un modèle largement répandu en Europe, reposant sur une division du savoir en deux branches fondamentales : les mathématiques et la philosophie.


Astronomie et mathématique


Le savoir mathématique étant né avec l'astronomie, l'activité du mathématicien-astronome n'a pas pour but l'explication des phénomènes célestes, mais bien plutôt leur prédiction. L'ambition de l'astronome se limite à rechercher les combinaisons (plus ou moins compliquées ) de mouvements circulaires qui permettent de décrire le mouvement apparent des astres, tel qu'on l'observe depuis la Terre. L'activité du mathématicien repose sur l'idée que, sous le désordre apparent des phénomènes, au-delà du cours erratique des planètes (étymologiquement, les planètes sont des «astres errants »), il existe un ordre caché bien particulier, qui peut être représenté à l'aide de mouvements circulaires, images d'une forme de perfection.


Philosophie


L'enseignement de cette matière est également dispensé par les universités européennes. La «philosophie naturelle » est la véritable science du ciel, chargée d'expliquer les phénomènes. Fondée en grande partie sur la doctrine d'Aristote et, plus précisément, sur sa théorie du mouvement, cette discipline repose, très schématiquement, sur la distinction entre mouvement «naturel » et mouvement «violent ».

Le monde selon Aristote


Tout corps possède un mouvement «naturel » qui lui est propre, exprimant sa tendance à rejoindre son lieu «naturel », lequel est entièrement fixé par la nature du corps en question ; ayant rejoint son lieu naturel, le corps y reste immobile. Ainsi la Terre a -t -elle pour lieu naturel, de par sa nature même de corps matériel, le centre de l'Univers ; son mouvement naturel est d'aller vers ce centre, où elle réside tant que rien ne vient l'en déloger. Le mouvement naturel des corps célestes, supposés être d'une espèce non matérielle, est un mouvement circulaire autour du centre de l'Univers. Il faut souligner l'importance du rôle joué dans la physique aristotélicienne par la notion de «lieu »: chaque objet occupe un lieu qui lui est propre ; l'espace aristotélicien n'est donc en aucune façon homogène, puisque ses divers points ne peuvent être occupés indifféremment par n'importe quel objet. Il en ira tout autrement dans la nouvelle physique, celle de Galilée.


Au mouvement «naturel », qui ne requiert aucun agent extérieur, s'oppose le mouvement «violent », contraire à la nature du corps qui en est animé et qui ne peut donc exister que par l'effet d'un agent moteur. Une charrette, par exemple, qui se déplace le long d'une route possède un mouvement contraire à sa nature d'objet matériel (qui l'inciterait à rejoindre le centre de l'Univers ); ce mouvement est donc violent et c'est le cheval qui en est l'agent moteur. Plus précisément, la vitesse d'un objet animé d'un mouvement violent est proportionnelle à la «force » dépensée par le moteur responsable du mouvement. Ce qu'on a pu appeler le «principe fondamental de la dynamique aristotélicienne » s'énonce donc ainsi : une force produit une vitesse qui lui est proportionnelle ; ou encore : la vitesse d'un corps est à la mesure de la «force » qu'on lui imprime. Il faut noter que ce principe fondamental, qui sera abandonné par la nouvelle physique (où c'est l'accélération et non la vitesse d'un corps qui est proportionnelle à la force qui s'exerce sur lui ), est tout à fait conforme au «sens commun »: plus le cheval tire sur la charrette, plus elle va vite ; de surcroît, la charrette ne bouge pas si l'on n'exerce aucune force sur elle !

©KEMPENAR